La pizza, aujourd’hui symbole incontournable de la cuisine italienne, possède une histoire bien plus ancienne qu’on ne l’imagine. Ses origines remontent à l’Antiquité, lorsque différentes civilisations comme les Égyptiens, les Grecs et les Romains préparaient déjà des pains plats garnis d’huile, d’herbes ou d’ingrédients simples. Ces premières versions peuvent être considérées comme les ancêtres de la pizza moderne.
C’est toutefois à Naples, au sud de l’Italie, que la pizza telle que nous la connaissons aujourd’hui voit véritablement le jour au XVIIIe siècle. À l’époque, il s’agit d’un plat populaire, consommé principalement par les classes modestes. Facile à préparer, peu coûteuse et nourrissante, la pizza se compose alors d’une pâte garnie de tomates — un ingrédient longtemps considéré avec méfiance en Europe après son arrivée d’Amérique.
La légende la plus célèbre autour de la pizza concerne la création de la pizza Margherita en 1889. On raconte que le pizzaiolo Raffaele Esposito aurait préparé une pizza aux couleurs du drapeau italien (tomate, mozzarella, basilic) en l’honneur de la reine Marguerite de Savoie. Ce geste aurait contribué à populariser la pizza auprès des classes plus aisées.
Au fil du temps, la pizza dépasse les frontières italiennes, notamment grâce aux vagues d’émigration vers les États-Unis à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Elle y connaît un succès grandissant, avant de devenir un phénomène mondial après la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, la pizza se décline sous une multitude de formes et de recettes à travers le monde, tout en conservant ses racines napolitaines. D’ailleurs, l’art du pizzaiolo napolitain est reconnu comme patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO, preuve de l’importance culturelle et historique de ce plat devenu universel.
De simple pain garni à icône culinaire mondiale, la pizza incarne à la fois tradition, partage et créativité.

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